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Basilique St Amable à Riom

Basilique St Amable à Riom

Rue Saint Amable
63200 Riom

Animation du Patrimoine
Pays d'art et d'histoire de Riom

Tour de l'Horloge
5 rue de l'Horloge
Tél :04 73 38 99 94
Mail : patrimoine@riom-communaute.fr
Site internet

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Texte : Laissez –vous conter le Pays de Riom : Saint-Amable, de l'abbaye à la basilique.

Au Vème siècle, Amable, prêtre de Riom, édifie une église en l’honneur de saint Bénigne, ainsi qu’un baptistère, à l’emplacement d’une chapelle dédiée aux saints Gervais et Protais.

A sa mort (475), il est proclamé bienheureux et enterré dans l’église qu’il a bâtie. Des miracles se produisent qui attirent les foules et l’édifice est agrandi pour recevoir les pèlerins. Ainsi, en 640, les reliques du saint sont transférées dans un nouveau chœur et l’église prend désormais le vocable de Saint-Amable.

Une communauté d’ecclésiastiques la dessert puis, à partir de 1077, un chapitre de chanoines de Saint-Augustin qui devient séculier au cours du XVIème siècle. Il garde alors la direction spirituelle de l’ancienne abbaye tandis qu’une confrérie assure en partie la gestion temporelle.

A la Révolution, l’église est convertie en atelier de salpêtre et rendue au culte dix-huit mois plus tard. Elle devient basilique en 1912. La basilique Saint-Amable est, après la cathédrale de Clermont, le plus vaste édifice du diocèse.

Elle a été marquée par toutes les époques et offre de ce fait un intérêt archéologique indéniable.

La nef bordée de bas-côtés a encore une structure propre aux édifices romans mais la brisure des grandes arcades et du vaisseau ainsi que l’emploi de la pierre de Volvic indiquent une date tardive sans doute la fin du XIIe siècle.

Le chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes (1230-1235) figure avec son élévation à trois niveaux parmi les premières manifestations du gothique septentrional en Auvergne. Il annonce le chœur de la cathédrale de Clermont.

Les chapelles nord sont à l’origine des chapelles funéraires (fin XIVe siècle, début XVe siècle), inspirées par le gothique flamboyant de la Sainte-Chapelle.

Les chapelles sud (1747) sont venues équilibrer le plan lors de la démolition du cloître dans le cadre des grands travaux d’urbanisme du XVIIIe siècle. A la même époque, la façade ouest (1750) complète l’ensemble.

Le transept et le clocher sont reconstruits (1855) en raison d’infiltrations dues à la suppression de la flèche à la Révolution.

ClocherIntérieur