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Jean-Paul Gasparian
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Etoile montante

Jean-Paul Gasparian
MERCREDI 30 SEPTEMBRE

MERCREDI 30 SEPTEMBRE

Salle Dumoulin à Riom, 20h30
Tarif : 25€, gratuit pour les moins de 15 ans

Concert soutenu par la Fondation l’Or du Rhin

Programme :

Beethoven: Sonate "Waldstein" op. 53 en Do Majeur
Brahms: Sonate nr. 3 op. 5 en fa mineur

 

JEAN-PAUL GASPARIAN
Du grand piano, ce soir, avec au programme Beethoven et Brahms. Jean-Paul Gasparian, né en 1995, est une révélation de la jeune génération des pianistes français. Diplômé du CNSM de Paris et du Royal College of Music de Londres, il a gagné le prestigieux Concours de Brême et été lauréat de plusieurs autres concours (y compris le Concours général de Philosophie!). C'est sous le patronage de la Fondation l'Or du Rhin qu'il nous offre le concert de ce soir. Jean-Paul Gasparian a un palmarès impressionnant comme soliste sur les plus grandes scènes européennes, et a déjà interprété les principaux concertos du répertoire avec des orchestres français dans plusieurs festivals. Ses deux premiers albums ont été très appréciés par la critique : un CD consacré à la musique russe en 2018 et tout récemment un album Chopin chez Evidence.

BEETHOVEN, Sonate « Waldstein »
Pour commencer Jean-Paul Gasparian joue la 21e sonate en do majeur, dite « Waldstein » ou encore « L'aurore » (op.53). Le comte Ferdinand von Waldstein, ami et mécène du compositeur, était le dédicataire de l'œuvre. Quant à « l'aurore », elle est sans doute évoquée par les notes répétées du pianissimo de départ. Composée vers 1803, cette sonate d'une durée de 30 minutes environ, tient compte de l'évolution de la facture de pianos et exige une grande virtuosité. Beethoven venait de recevoir un Erard au clavier plus étendu, et put explorer les registres extrêmes de l'instrument, avec des changements de sonorité surprenants. Il y a trois mouvements, les deux derniers étant enchaînés.

BRAHMS, Sonate op.5
Troisième et dernière sonate du compositeur, achevée dans sa vingtième année, elle prend des dimensions orchestrales en écho en cela à la sonate Waldstein de la première partie du récital. Schumann, son frère de cœur musical, la qualifiait de symphonie déguisée… attendant en cela le magnifique cycle des 4 symphonies qui s’imposeront dans sa maturité. Au XIXème siècle d’une manière générale cette forme symphonique des sonates pianistiques, au-delà des deux œuvres entendues ce soir, sera finalement peu explorée, puisque même l’unique sonate Lisztienne en si mineur se tourne plutôt vers le XXème où la déconstruction de cette forme se poursuivra avec foisonnement et réussite jusqu’à Pierre Boulez. Le sens de l’architecture de Jean Paul Gasparian  avec ses grandes plaques tendues par l’émotion sauront rendre justice à ces sommets « symphoniques »sans raideur et en revivant la modernité de cette aboutissement de la frêle sonate classique du début du XVIIIème siècle.