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L’Orchestre National d’Auvergne
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L’Orchestre National d’Auvergne
VENDREDI 2 OCTOBRE

VENDREDI 2 OCTOBRE

Salle Dumoulin à Riom, 20h30
Tarif : 25€, gratuit pour les moins de 15 ans

L’Orchestre National d’Auvergne
Direction : Roberto Forés Veses
Soliste : Suzana Bartal

Programme :

Hersant : Patmos
Beethoven : Grande fugue op. 133
Beethoven : Concerto pour piano n° 4 op. 58

 

 

 

 

SUZANA BARTAL ET L'ORCHESTRE NATIONAL D'AUVERGNE
Née à Timişoara (Roumanie) dans une famille d’origine hongroise, Suzana Bartal s’installe en France en 2005 où elle étudie à Paris et Lyon au Conservatoire National Supérieur de Musique, puis à l’Université Yale (Etats-Unis) où elle obtient son doctorat en interpétation. Elle gagne le prestigieux concours New York Artists Concerto Competition en 2013, et a désormais une carrière internationale,  jouant un vaste répertoire (y compris contemporain) en soliste et en musique de chambre dans de très nombreux festivals en France et à l'étranger. En novembre 2020, elle rejouera le 4e concerto de Beethoven à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre Pasdeloup. Après un premier CD consacré à Schumann, Suzana Bartal a tout récent publié l’intégrale des Années de pèlerinage de Liszt, album très admiré par la critique discographique.

L'Orchestre national d'Auvergne, créé en 1981, a pour mission de diffuser la musique vivante en Auvergne mais pas uniquement puisqu'il s'est produit, depuis sa création, dans une vingtaine de pays. Longtemps animée par Jean-Jacques Kantorow cette formation est reconnue comme l'une des meilleures formations de chambre en France et en Europe et a gravé de nombreux CD. L'Orchestre est dirigé depuis 2012 par le chef espagnol Roberto Forés Veses, qui est aussi à l'aise dans la musique symphonique que dans l'opéra. L’Orchestre donne habituellement une centaine de concerts chaque année et participe à de grands festivals. Il est ce soir complété par vents, bois et cuivres pour l'interprétation du 4e concerto de Beethoven.

 

Philippe HERSANT, Patmos
Patmos est l’île sainte de la Grèce où vers 95 l’apôtre Jean qui rédigea le texte de l’Apocalypse fut banni. Philippe Hersant, élève d’André Jolivet, avec introspection a beaucoup interrogé les textes religieux et bien entendu celui de l’Apocalypse, qui étymologiquement signifie dévoilement – ou révélation. Cette interrogation touche donc d’une manière large le sacré, tel que dans le réel le plus ancré il se révèle. (Voir en 2016 l’oeuvre« Tristia » composé en partie pour l’abbaye de Clairvaux, et en partie pour les détenus de la prison attenante). Sa musique devient un média pour accéder à la méditation philosophique, charriant la littérature et la poésie, mais dans des lignes claires, aérées et épurées…tendant vers le rêve. Dans ces temps épidémiques l’Apocalypse, par cet hommage à Jean, est replacée dans sa vraie dimension interrogeant le néant et l’être.

BEETHOVEN, Quatuor op. 133 « Grande fugue »
Le Festival d'automne 2020 de Piano à Riom célèbre, comme il se doit, le deux cent cinquantième anniversaire de la naissance de Beethoven (1770-1827). « Patmos » fait écho à la grande fugue de l’op. 133 de Beethoven dans sa version orchestrale, traversée de tourments prométhéens qui interrogent le sens de la création musicale, véritable nœud de chêne des derniers quatuors d’où pousseront les ramures toujours vivantes de la création contemporaine. Composé en 1824, il fut initialement conçu comme le couronnement du 13e quatuor, mais fut publié séparément par l'éditeur. D'une durée de 17 minutes, il s'organise autour de deux thèmes fugués qui tour à tour s'affrontent puis se combinent dans une atmosphère constamment survoltée.

BEETHOVEN, 4e concerto pour piano et orchestre
Ensuite Suzana Bartal interprètera le 4e concerto pour piano et orchestre, accompagnée par l'Orchestre national d'Auvergne. Composé en 1806, il fut créé par le compositeur lui-même en 1808 à Vienne. Son originalité apparaît dès le début : dans le silence initial, la pianiste joue seule les cinq premières mesures du thème, qui est ensuite longuement repris et développé par l'orchestre seul. Le second mouvement, méditatif, est d'une structure tout aussi inhabituelle, le piano développant une mélodie accompagnée, tandis que l'orchestre joue une sorte de récitatif indépendant, jusqu'à ce qu'un dialogue s'instaure in extremis. Le rondo final, exubérant, contraste avec les précedents mouvements par son caractère très rythmique et dansant.